Histoire

Situé au bord de la Sarthe, le village de Saint Léger possède une motte castrale bien conservée et une belle église d’origine romane avec chapitrel.

Au pied de celle-ci on peut remarquer le bel ensemble du Logis Seigneurial. Sur la commune les bâtiments les plus remarquables sont le château des Noës, le manoir de Poëley reconstruit sur un vieux site, le Petit et le Grand Bouveuche, le Moulin de Bouveuche et la Haie de Poëley.

Au XIe siècle, Saint Léger se nommait Saint Léger de Poilley (Sancti Leodegarii de Polleio). Le seigneur du lieu se dénommait Guillaume de Poilley. Il fonda la première chrétienté et fit construire une église dédiée à Saint Léger. Il tenait son fief de d’Olivier de Bellême, seigneur du Mesle, fils de Guillaume II de Bellême.

La motte castrale contrôle un passage de la Sarthe en aval du Mêle sur une voie qui mène en ligne droite de Bellême à Sées. A cette fonction routière et stratégique, s’ajoute un rôle dans la mise en valeur du secteur méridional de la forêt de Bourse. La motte de Saint Léger, ainsi que celles de Boitron, d’Essay et du Mesle, a soutenu l’avancée des défrichements de la forêt de Bourse qui était proche comme l’indique le toponyme de la Haie de Poilley. Le château sur la motte a certainement été détruit pendant les guerres avec les anglais, comme tous les autres châteaux à proximité.

En 1101, Robert de Poilley, fils de Guillaume, donne à l’abbaye Saint-Martin de Séez tout ce qu’il possédait dans l’église de Saint-Léger.

Les principaux seigneurs de Saint Léger à partir du XVe siècle sont les familles de Loisel, de Château-Thierry, et des Acres de l’Aigle au moment de la révolution. Ils rendaient hommage au seigneur du Mesle. Le fief de Poëley dépendait de celui de Saint Léger; les principaux seigneurs sont les Poilley, Loisel, d’Anthenaise et Château-Thierry. Sur ce fief, s’élevait la chapelle Sainte Anne de Poëley dont il ne reste plus rien.

Pendant la Révolution, Saint Léger s’est appelé L’Union-sur-Sarthe.

Au XIXe et au début du XXe siècle, l’élevage de chevaux a été très florissant : Le haras de la Haie de Poëley a eu un gagnant au prix d’Amérique, l’élevage Lindet était connu pour la race de trotteur du même nom.